اللغة الفرنسية

Projet 2 — ÉLABORER UN DÉPLIANT EN FAVEUR DU « VIVRE ENSEMBLE EN PAIX » Production écrite

Production écrite : Nous argumentons dans le dialogue

🔊 المعلّمة تقرأ لك
Ton établissement organise une journée portes ouvertes, et tes camarades et toi devez y jouer devant des élèves d'autres collèges une saynète en faveur de la tolérance. Tu écris ta scène : un personnage dit « il faut être tolérant », le second répond « oui, tu as raison » — et c'est terminé en quatre lignes. Personne n'a été convaincu, parce que personne n'a été contredit. Comment écrit-on un dialogue dans lequel on argumente pour de bon ?
🎓في نهاية هذا الدرس ستكون قادرا على:
  • استخراج أطروحة متحاوَر معه من حوار صحفيّ، وتحديد حججه وأمثلته
  • التمييز بين العنف الظاهر والعنف الصامت، والتمثيل لكلّ منهما
  • إتمام حوار برأي مخالف مسنَد بحجّة ومثال
  • كتابة حوار من ثلاثة أسئلة وأجوبتها، مع احترام علاماته : المطّة وأفعال القول
  • تقويم إنتاجك بنفسك بشبكة تقويم قبل تسليمه
🔑يفترض هذا الدرس أنّك تتقن:
  • علامات الحوار في الفرنسيّة : المطّة (⁦—⁩) والمزدوجتان (⁦« »⁩) وأفعال القول
  • الفرق بين الحجّة (⁦l'argument⁩) والمثال (⁦l'exemple⁩)
  • قيم المشروع الأربع : السلم، التسامح، التفاهم، والتضامن

Activité 1 — je lis l'entretien, puis je réponds

النشاط الأوّل : اقرأ الحوار الصحفيّ، ثمّ أجب عن الأسئلة الثلاثة.
Le message de paix de Arun Gandhi

Émilie Lesur — « Comment définissez-vous le nouveau concept de non-violence en ce début de 21e siècle ? » Arun Gandhi — « La culture de la violence s'est introduite dans tous les aspects de nos vies : le langage, les sports, le divertissement, les relations, la religion, les affaires, et même notre parentalité. […] D'abord, il faut savoir que la violence est souvent physique : les guerres, les crimes… Mais elle peut également être passive : l'exploitation, le racisme, les moqueries, l'ignorance. Même quand nous voyons la pauvreté et que nous ne faisons rien, nous sommes passivement violents. » Émilie Lesur — « Quelles sont vos prochaines attentes ? » Arun Gandhi — « Je me considère comme un agriculteur de la paix. Comme un agriculteur qui plante des graines et prie pour obtenir une bonne récolte, je sors et plante des graines de paix et de non-violence dans l'esprit des gens. J'espère et prie pour obtenir une bonne récolte de militants de la paix. » — D'après Émilie Lesur, « Le message de paix de Arun Gandhi », 2015

1. Quel est le message transmis par le petit-fils de Mahatma Gandhi dans ce texte ?
ما الرسالة التي يبلّغها حفيد المهاتما غاندي ؟

Son message tient en deux idées, et la seconde est celle qui dérange : — la violence n'est pas seulement celle qu'on voit. Elle est physique — les guerres, les crimes — mais elle est aussi passive : l'exploitation, le racisme, les moqueries, l'ignorance ; — ne rien faire, c'est déjà être violent. « Même quand nous voyons la pauvreté et que nous ne faisons rien, nous sommes passivement violents. » ⟹ Et il ajoute par quoi il remplace cette violence : il se dit agriculteur de la paix, celui qui plante des graines de non-violence dans l'esprit des gens.

2. D'après ses déclarations, par quoi doit-on combattre les inégalités ?
بمَ تُحارَب اللامساواة حسب تصريحاته ؟

Par la non-violence — mais une non-violence qui agit. Et c'est tout le sens de son image : un agriculteur ne se contente pas d'espérer une récolte, il sort et il plante. Arun Gandhi emploie exactement ces mots : « je sors et plante des graines de paix et de non-violence dans l'esprit des gens ». ⚠️ Le piège serait de croire que la non-violence, c'est ne rien faire. Le texte dit le contraire, et il le dit deux fois : rester spectateur devant la pauvreté, c'est être « passivement violent ». ⟹ Le contraire de la violence n'est pas l'immobilité, c'est l'action pacifique.

3. Je complète le tableau : thème, thèse, arguments, exemples
أتمّ الجدول : الموضوع، الأطروحة، الحجج، الأمثلة.
ThèmeThèse de l'auteur
la violence et la non-violence au début du 21e sièclela violence s'est introduite partout et n'est pas toujours visible : on la combat en semant la non-violence dans l'esprit des gens
ArgumentsExemples
la culture de la violence s'est introduite dans tous les aspects de nos viesle langage, les sports, le divertissement, les relations, la religion, les affaires, la parentalité
elle est souvent physiqueles guerres, les crimes
mais elle peut aussi être passivel'exploitation, le racisme, les moqueries, l'ignorance
l'indifférence en fait partievoir la pauvreté et ne rien faire
on la combat en semant, patiemmentl'agriculteur qui plante des graines et attend une bonne récolte de militants de la paix

Regarde la deuxième colonne : elle n'est faite que d'énumérations et d'une image. C'est toute la méthode d'Arun Gandhi — il n'affirme jamais sans montrer. ⟹ Et remarque la puissance de la dernière ligne : une image bien choisie vaut un argument, parce qu'elle se retient. Personne n'oublie l'agriculteur de la paix.

Ce qu'il faut retenir. Argumenter dans un dialogue, ce n'est pas parler chacun son tour : c'est répondre à ce que l'autre vient de dire. Un dialogue argumentatif tient sur trois choses : — un désaccord réel : si les deux personnages sont d'accord dès la première réplique, il n'y a plus rien à écrire ; — des arguments qui se répondent : chaque réplique reprend celle d'avant pour l'appuyer, la nuancer ou la contredire — « Je ne suis pas d'accord avec toi… », « Justement… », « Mais alors… » ; — des exemples, parce qu'en dialogue plus qu'ailleurs, une affirmation seule se renvoie d'un revers de main. ⛔ Et sa ponctuation ne se néglige pas : chaque changement de personnage se marque par un tiret et un retour à la ligne.

Activité 2 — je complète le dialogue

النشاط الثاني : أتمم الحوار بردّين مسنَدين بحجّة ومثال.
Le dialogue à compléter

— Pourquoi a-t-on accepté la présence dans ma classe d'un élève d'origine étrangère ? — Je ne suis pas d'accord avec toi, Djamel. Personnellement, cela ne me dérange pas du tout. — … — …

Le dialogue complété
الحوار بعد الإتمام. اكتب أنت أوّلا، ثمّ قارن — لا تنسخ.

Avant d'écrire, repère qui parle : la première réplique est celle de Djamel, la deuxième celle de son camarade. C'est donc Djamel qui reprend la parole en troisième, et son camarade qui conclut. ⟹ Un dialogue mal attribué s'effondre : commence toujours par compter les voix.

Un exemple de production possible

— Pourquoi a-t-on accepté la présence dans ma classe d'un élève d'origine étrangère ? — Je ne suis pas d'accord avec toi, Djamel. Personnellement, cela ne me dérange pas du tout. — Mais il ne parle presque pas notre langue ! Le professeur va perdre du temps avec lui, et c'est nous qui allons prendre du retard. — Justement, tu viens de dire toi-même qu'il ne parle presque pas notre langue : il n'a donc pas choisi d'être silencieux, il apprend. Et personne ne quitte son pays pour le plaisir — la guerre, la pauvreté ou le mépris décident à sa place. Le refuser parce qu'il est nouveau, c'est ce qu'Arun Gandhi appelle une violence passive : elle ne frappe personne, mais elle ferme toutes les portes. Souviens-toi d'ailleurs de ce que nous voulons montrer aux autres collèges à la journée portes ouvertes : la paix, la tolérance, la compréhension et la solidarité. Cela commencerait mal si nous ne savions pas les appliquer dans notre propre classe.

Trois choses à voir dans cette réponse. ① Elle repart des mots de l'autre : « tu viens de dire toi-même que… ». ② Elle retourne l'argument au lieu de le nier : le silence de l'élève devient la preuve du contraire. ③ Elle porte un exemple et une référence — la violence passive d'Arun Gandhi, les quatre valeurs du projet. ⟹ On ne gagne pas un dialogue en criant plus fort : on le gagne en écoutant mieux.

Activité 3 — je réécris un entretien

الإنتاج : أعد كتابة الحوار الضائع. اكتب على كرّاسك أوّلا.
La situation

Par maladresse, ton camarade a effacé l'enregistrement qu'il a réalisé de ton entretien avec un représentant de l'association « Salamouna », association qui œuvre pour la paix. Tu avais posé à ce représentant trois questions sur la violence dans les stades. Tes trois questions sont dans le tableau ci-dessous. Réécris ses réponses en complétant le tableau, puis vérifie la cohérence du dialogue en le jouant avec ton camarade.

L'entretien à compléter
MoiReprésentant de « Salamouna »
— Que pensez-vous de la violence dans les stades ?…
— D'après vous, à quoi ce phénomène est-il dû ?…
— Que faut-il faire pour mettre fin à cette situation ?…
Un exemple d'entretien reconstitué
نموذج ممكن لحوار مُعاد بناؤه. اكتب أنت أوّلا، ثمّ قارن — لا تنسخ.

Écris d'abord les trois réponses du représentant sur ton cahier, avant d'ouvrir. Une bonne réponse reprend la question et l'appuie d'un exemple : c'est ce qui fera tenir le dialogue quand tu le joueras.

Un exemple de production possible

Moi — « Que pensez-vous de la violence dans les stades ? » Le représentant de Salamouna — « C'est un fléau, et il n'a rien à faire dans un stade. Un match devrait être une fête : quand il finit par des blessés, tout le monde a perdu, même l'équipe qui a gagné. » Moi — « D'après vous, à quoi ce phénomène est-il dû ? » Le représentant — « D'abord, il faut savoir que la violence d'un stade ne naît pas dans le stade. Elle vient de ce que les gens y apportent : la colère, le mépris de l'autre, l'habitude de traiter l'adversaire en ennemi. Et elle n'est pas seulement physique : elle peut également être passive — les moqueries, le racisme, l'ignorance. Celui qui insulte une tribune entière n'a levé la main sur personne ; il a pourtant commencé. » Moi — « Que faut-il faire pour mettre fin à cette situation ? » Le représentant — « Nous œuvrons pour la paix, et nous le faisons comme un agriculteur : nous plantons des graines. Nous allons dans les collèges, nous parlons avec les supporters, nous expliquons. Nous n'obtiendrons pas une récolte demain, mais nous espérons une bonne récolte de militants de la paix. »

Vérifie sur ce modèle les trois règles de la leçon. ① Chaque réponse reprend la question au lieu de partir ailleurs. ② Chaque argument porte un exemple — les moqueries, l'insulte à une tribune, la visite dans les collèges. ③ La ponctuation du dialogue est tenue : un tiret et un retour à la ligne à chaque changement de voix, les paroles entre guillemets.

Je rédige

الإنتاج : اكتب حوارا تُلحّ فيه على أهمّية تقبّل الآخر. اكتب على كرّاسك أوّلا.
La situation

Afin de célébrer la semaine nationale d'éducation contre le racisme, ton établissement scolaire organise un concours destiné à sensibiliser les jeunes collégiens à la lutte contre tous les préjugés. Il vous est demandé de rédiger un dialogue dans lequel vous insisterez sur l'importance de l'acceptation de l'autre. La meilleure production sera publiée sur le site web de votre collège.

Le coffre à mots. Noms — paix, amitié, tolérance, bonheur, sourire, partage, acceptation de l'autre, xénophobie… Verbes — découvrir, se passionner, chercher, partager, se lier d'amitié, donner, échanger, recevoir, soigner, dialoguer, respecter… Adjectifs — ⁦soucieux, attentif, amical(e), raciste, bienveillant, ouvert…⁩
Un exemple de début de dialogue
نموذج ممكن لبداية حوار. اكتب أنت أوّلا، ثمّ قارن — لا تنسخ.

Écris d'abord ton dialogue sur ton cahier. Le modèle vient après, et il n'est qu'un modèle.

Un exemple de production possible

— Je ne comprends pas pourquoi on parle tant de tolérance. Chacun chez soi, et tout ira bien. — Je ne suis pas d'accord avec toi. Vivre chacun chez soi, c'est déjà refuser l'autre. D'abord, on ne découvre rien en restant entre soi : c'est en échangeant avec Yacine, arrivé l'an dernier d'une autre ville, que j'ai appris ses jeux et ses chansons. — Mais on peut très bien être ami avec ceux qui nous ressemblent. — Bien sûr, mais l'amitié ne se choisit pas à l'accent ni à la couleur de la peau. Ensuite, la xénophobie commence toujours par une moquerie ; un sourire, au contraire, ouvre la porte au dialogue. Enfin, l'acceptation de l'autre est un partage : je donne ce que je sais, je reçois ce qu'il sait. — Tu veux dire que tolérer, ce n'est pas seulement supporter ? — Exactement : c'est respecter, et même apprendre. Il faut que chacun fasse un pas, pour que personne ne se sente étranger dans sa propre classe.

Vérifie sur ce modèle ce que demande la grille : un désaccord dès la première réplique, des arguments ⁦rangés par des connecteurs (D'abord, Ensuite, Enfin)⁩, des exemples, le présent du subjonctif et la subordonnée de but (« Il faut que chacun fasse un pas, pour que personne ne se sente étranger »), et la ponctuation du dialogue.

Je m'évalue pour améliorer mon paragraphe
Ce que je vérifieouinon
En introduction, j'ai annoncé le thème.
En introduction, j'ai formulé la thèse.
Dans le développement, j'ai utilisé des arguments.
Dans le développement, j'ai utilisé des exemples.
Dans le développement, j'ai utilisé des connecteurs d'énumération.
Dans le développement, j'ai utilisé des adjectifs qualificatifs.
Dans le développement, j'ai utilisé des verbes introducteurs de parole.
Dans le développement, j'ai utilisé la subordonnée de but.
Dans le développement, j'ai utilisé la ponctuation du dialogue.
Dans le développement, j'ai utilisé le présent du subjonctif.
En conclusion, j'ai réaffirmé la thèse.
Recopie cette grille sur ton cahier et coche-la ligne par ligne. Puis : je vérifie mon texte pour le réécrire si besoin est.
Au BEM, le sujet de production demande souvent de rapporter ou de compléter un échange : un entretien, un débat, une discussion entre deux camarades. C'est exactement ce que tu viens de faire trois fois. Aie ces trois choses prêtes : un désaccord clair dès le départ, sans quoi il n'y a pas de texte ; un argument enrichi d'un exemple dans chaque réplique longue ; et la ponctuation du dialogue, qui se voit au premier coup d'œil sur la copie — tiret, retour à la ligne, guillemets. ⛔ L'erreur la plus fréquente : écrire deux personnages qui sont d'accord. On appelle cela un monologue à deux voix, et il ne prouve aucune capacité à argumenter.
Un dialogue n'argumente que s'il y a un désaccord et que chaque réplique répond à la précédente. Arun Gandhi le montre en deux réponses : il ne se contente pas d'affirmer que la violence est partout, il l'énumère — le langage, les sports, les affaires — puis il la partage en deux, la physique et la passive, et il termine par une image que personne n'oublie, l'agriculteur de la paix. Retiens sa leçon la plus utile pour ton dépliant : l'indifférence est déjà une violence — et donc écrire, jouer une saynète, parler à ses camarades, c'est déjà agir.

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