اللغة الفرنسية

Projet 1 — CRÉER UN BLOG TOURISTIQUE — « Algérie : Un pays à découvrir » Outils de la langue

L'imparfait de l'indicatif

🔊 المعلّمة تقرأ لك
Pour ton article de blog, tu racontes le coucher du soleil que tu as vu à El Oued. Tu écris : « Le soleil descendit derrière la dune. Le ciel devint rouge. » Relis-toi : on dirait deux coups de sifflet, deux actions sèches qui s'arrêtent net. Or ce n'est pas ce que tu as vu — tu as vu un ciel qui durait, une lumière qui s'étalait, un paysage qui restait là pendant que tu le regardais. Il existe un temps du passé fait exactement pour cela : il ne raconte pas ce qui s'est produit, il peint ce qui était là. Lequel est-ce, et à quoi le reconnaît-on à l'oreille comme à l'écrit ?
🎓في نهاية هذا الدرس ستكون قادرا على:
  • التعرّف على الماضي الناقص (⁦l'imparfait de l'indicatif⁩) داخل نصّ، وردّ كلّ فعل إلى مصدره
  • تصريف أفعال المجموعات الثلاث في الماضي الناقص بلواحقه الموحّدة (⁦-ais · -ais · -ait · -ions · -iez · -aient⁩)
  • التمييز بين استعمالاته الثلاثة : الوصف، والعادة، والفعل الثانويّ
  • توظيف الماضي الناقص في وصفٍ يُقنع القارئ بجمال منطقةٍ زرتَها
🔑يفترض هذا الدرس أنّك تتقن:
  • المجموعات الثلاث للأفعال الفرنسيّة، ومعرفة مصدر الفعل (⁦l'infinitif⁩)
  • ضمائر التصريف الستّة، والمطابقة بين الفاعل والفعل
  • التمييز بين الفعل المصرَّف والفعل في صيغة المصدر داخل الجملة

J'observe et j'analyse

اقرأ النصّ قراءةً متأنّية. أحصِ الأفعال المصرَّفة فيه — هي أربعة — ولاحظ أنّها كلّها في الزمن نفسه، وأنّ النصّ كلّه وصفٌ.
Au pays des sables

Du sommet de cette dune, on pouvait découvrir la beauté de la vallée d'El Oued sur laquelle semblaient se resserrer les vagues somnolentes du grand océan de sable gris. C'était l'heure élue, l'heure merveilleuse au pays d'Afrique, l'heure de la disparition du soleil. […] La teinte pourpre du ciel paraissait se refléter dans le chaos des dunes. — D'après Isabelle Eberhardt, « Au pays des sables », édition Joëlle Losfeld (2002)

1. Relève dans le texte un argument en faveur de la beauté d'El Oued.
استخرج من النصّ حجّةً تدعم جمال وادي سوف.
  1. « on pouvait découvrir la beauté de la vallée d'El Oued »
  2. « C'était l'heure élue, l'heure merveilleuse au pays d'Afrique »
  3. « La teinte pourpre du ciel paraissait se refléter dans le chaos des dunes »

Un seul argument suffisait — mais remarque qu'ils sont trois, et qu'ils sont tous des descriptions. L'auteure ne dit jamais « il faut aller à El Oued » : elle décrit, et c'est la description elle-même qui te donne envie d'y aller. C'est la description au service de l'argumentation, et c'est exactement ce que ton blog doit savoir faire.

2. Relève les verbes conjugués, donne leur temps et leur infinitif.
استخرج الأفعال المصرَّفة، وحدّد زمنها ومصدرها.
VerbeTempsSon infinitif
pouvaitimparfait de l'indicatifpouvoir
semblaientimparfait de l'indicatifsembler
étaitimparfait de l'indicatifêtre
paraissaitimparfait de l'indicatifparaître

⚠️ Attention au piège : « découvrir », « se resserrer » et « se refléter » sont aussi dans le texte, mais ils ne sont pas conjugués — ce sont des infinitifs. Le verbe conjugué est celui qui change avec le sujet. Et regarde la colonne du milieu : elle est identique quatre fois. Un texte descriptif installe un seul temps et s'y tient.

3. Vrai ou faux ? Dans le texte, le quatrième verbe exprime : a. une habitude ; b. une action secondaire ; c. une action descriptive.
صحيح أم خطأ ؟ الفعل الرابع في النصّ يعبّر عن : (أ) عادة (ب) فعل ثانويّ (ج) وصف.
RéponsePourquoi
aFauxUne habitude se répète : « chaque soir, le ciel devenait pourpre ». Ici, rien ne se répète — on est à une heure précise, « l'heure de la disparition du soleil ».
bFauxUne action secondaire sert de décor à une autre action qui, elle, surgit. Or aucune action ne surgit dans ce texte : il ne s'y passe rien, tout y est.
cVraiLe quatrième verbe conjugué est paraissait. Il peint un tableau : la teinte pourpre, le reflet, les dunes. C'est une action descriptive.
4. À quoi se terminent ces quatre verbes ? Que remarques-tu ?
بمَ تنتهي هذه الأفعال الأربعة ؟ ما الذي تلاحظه ؟
pouv-aitsembl-aientét-aitparaiss-ait

Quatre verbes, et pourtant : « pouvoir » est du 3e groupe, « sembler » du 1er, « être » est un auxiliaire, « paraître » est du 3e groupe. Leur groupe ne change rien du tout. Ils portent tous la même terminaison de personne : -ait au singulier, -aient au pluriel. ⟹ C'est la bonne nouvelle de cette leçon : à l'imparfait, les terminaisons sont les mêmes pour tous les verbes de la langue, sans une seule exception.

Je retiens. L'imparfait de l'indicatif exprime un fait ou une action qui a déjà eu lieu au moment où nous nous exprimons, mais qui peut encore durer. C'est ce mot — durer — qui le sépare de tous les autres temps du passé : l'imparfait ne referme pas ce qu'il raconte.
Les trois emplois de l'imparfait de l'indicatif
DécrireExprimer une habitudeExprimer une action secondaire
Les dunes de sables reflétaient les rayons du soleil.Les bus touristiques desservaient la grande place à des heures régulières.Les touristes admiraient les dunes quand ils virent apparaître une caravane.
Trois emplois, un seul temps. Dans la troisième colonne, observe bien : l'imparfait « admiraient » est le décor, et c'est l'autre verbe, « virent », qui apporte l'événement. L'imparfait dure ; l'autre temps tranche.
Les terminaisons — les mêmes pour tous les verbes, sans exception
PersonneTerminaison
je-ais
tu-ais
il, elle, on-ait
nous-ions
vous-iez
ils, elles-aient
-ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient. Apprends-les dans cet ordre, comme une comptine : elles serviront pour absolument tous les verbes, du 1er comme du 3e groupe.
Éclairage. Les terminaisons des verbes conjugués à l'imparfait de l'indicatif sont toutes les mêmes : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient. ⟹ Alors, où est la difficulté ? Elle n'est jamais dans la terminaison : elle est dans le radical. Et le radical se trouve toujours au même endroit — dans le verbe conjugué avec nous au présent, dont on retire simplement le « -ons » : — nous finissons ⟹ je finissais ; — nous paraissons ⟹ il paraissait ; — nous pouvons ⟹ on pouvait. Un seul verbe de toute la langue échappe à ce procédé : être (j'étais, tu étais, il était…). Retiens-le, et tu n'auras plus rien à retenir.
لواحق الماضي الناقص واحدة لجميع الأفعال. أمّا الجذر فيُؤخذ من صيغة ⁦nous⁩ في المضارع : ⁦nous finissons ⟹ je finissais⁩.

Je vérifie

تحقّق من فهمك قبل التمارين. أجب بـ«صحيح» أو «خطأ»، ثمّ افتح الجواب.
Vrai ou faux ?

a. L'imparfait de l'indicatif exprime une action passée. b. L'imparfait de l'indicatif est utilisé seulement pour la description. c. Les terminaisons de l'imparfait de l'indicatif des verbes du 3e groupe sont différentes.

Les trois réponses, et pourquoi
RéponsePourquoi
aVraiL'action a déjà eu lieu au moment où l'on parle. Ajoute seulement la nuance de la règle : elle peut encore durer.
bFauxLa description n'est qu'un de ses trois emplois. Il exprime aussi l'habitude (« les bus desservaient la place à des heures régulières ») et l'action secondaire (« ils admiraient les dunes quand ils virent une caravane »).
cFauxC'est exactement l'inverse, et c'est ce qui rend ce temps facile : -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient valent pour les trois groupes. « paraissait » (3e groupe) et « semblaient » (1er groupe) portent la même terminaison.

Je m'entraîne

أنجز التمارين على كرّاسك أوّلا، ثمّ افتح التصحيح وقارن.
Exercice 1 — Je relève les verbes conjugués à l'imparfait

Nous allions le matin aux champs faire la cueillette des figues fraîches afin de retrouver ces joies, ces plaisirs que nous seuls connaissions. À la table des restaurants, j'ai vu des gens qui, pour manger la figue de notre pays, l'ouvraient au couteau, la saupoudraient de sucre fin et la prenaient du bout des lèvres par petits morceaux qui font pitié. Quelle triste fin pour une figue ! — Mouloud Feraoun, « Jours de Kabylie », Éditions du Seuil, 2002 (nouvelle édition)

Corrigé de l'exercice 1
Verbe à l'imparfaitSon infinitifCe qu'il exprime ici
allionsallerune habitude — « le matin », chaque matin
connaissionsconnaîtreune description, un état qui durait
ouvraientouvrirune habitude, la manière dont ces gens faisaient
saupoudraientsaupoudrerune habitude
prenaientprendreune habitude

⚠️ Deux verbes du texte ne devaient pas être relevés : « j'ai vu », qui est au passé composé — l'action est finie, elle ne dure pas — et « font », qui est au présent. Et vois ce que l'imparfait a fait de tout le passage : il a transformé un souvenir en habitude. Feraoun ne raconte pas un matin, il raconte tous les matins.

Exercice 2 — Je complète avec les verbes proposés

Les verbes à replacer : débouchait, avaient, se trouvait, dormaient, pénétrait, plaisait, ignorais, habitait, était. Notre voisin … une toute petite maison bien singulière avec sa façade de bois noirci par les eaux de pluie et sa toiture en tôle ondulée. L'état dans lequel elle … n'… pas rassurant. En y entrant, on … dans un petit couloir sombre et froid aux murs nus. Le couloir … sur une pièce dans laquelle les enfants … . Ces derniers … pour habitude d'épingler leurs dessins à la porte. J'… si cela … à leurs parents.

Corrigé de l'exercice 2

Notre voisin habitait une toute petite maison bien singulière avec sa façade de bois noirci par les eaux de pluie et sa toiture en tôle ondulée. L'état dans lequel elle se trouvait n'était pas rassurant. En y entrant, on pénétrait dans un petit couloir sombre et froid aux murs nus. Le couloir débouchait sur une pièce dans laquelle les enfants dormaient. Ces derniers avaient pour habitude d'épingler leurs dessins à la porte. J'ignorais si cela plaisait à leurs parents.

Les neuf verbes sont placés, et aucun n'était interchangeable : c'est le sens de la phrase qui décide, pas la terminaison — elles se ressemblent toutes. Note au passage l'expression « avaient pour habitude » : le texte dit deux fois la même chose, par le mot « habitude » et par le temps du verbe.

Exercice 3 — Je réécris les phrases en remplaçant « Je » par « Nous »

a. Je souhaitais d'abord visiter « les grottes merveilleuses » de Jijel. b. Je lisais beaucoup d'ouvrages concernant la civilisation pharaonique avant d'entreprendre ce voyage. c. Je découvrais une culture différente de la mienne lors de mon séjour dans les îles de Bali et de Java.

Corrigé de l'exercice 3
  1. Nous souhaitions d'abord visiter « les grottes merveilleuses » de Jijel.
  2. Nous lisions beaucoup d'ouvrages concernant la civilisation pharaonique avant d'entreprendre ce voyage.
  3. Nous découvrions une culture différente de la nôtre lors de notre séjour dans les îles de Bali et de Java.

Le vrai piège de cet exercice n'est pas le verbe : passer de -ais à -ions se fait tout seul. Il est en c, et il est ailleurs — en changeant de sujet, tu dois aussi changer tout ce qui appartenait à « je » : « la mienne » devient « la nôtre », « mon séjour » devient « notre séjour ». ⟹ Quand on change de personne, on change toute la phrase, pas seulement le verbe.

Exercice 4 — Je conjugue à l'imparfait

Entre des vacances dans notre cité et un séjour chez les cousins de mon père, nous (choisir) toujours la seconde possibilité. Mon frère et moi (aimer) vivre en pleine nature, ce qui nous (pousser) à retourner en Algérie à chaque fois que l'occasion (se présenter). Nous (partir) pour une semaine mais nous (être) contents de pouvoir assister à la fête de l'indépendance. Mes jeunes sœurs voyageaient pour la première fois. Ma mère les (protéger) comme s'il (s'agir) de poupées en porcelaine, ce qui (agacer) profondément mon père. À Alger, les bâtisses blanches de la Casbah nous (éblouir) à chaque fois. Le navire (voguer) trop lentement à notre goût mais nous savions une chose, les vraies vacances (commencer).

Corrigé de l'exercice 4
InfinitifSa forme à l'imparfaitCe qu'il faut surveiller
choisirnous choisissionsradical de « nous choisissons » — deux s
aimernous aimions« mon frère et moi » vaut nous
pousserce qui nous poussaitle sujet est « ce qui », donc singulier
se présenterl'occasion se présentaitle pronom « se » reste devant le verbe
partirnous partionsradical de « nous partons »
êtrenous étionsle seul verbe à radical irrégulier
protégerma mère les protégeaiton garde le e après le g pour qu'il reste doux
s'agircomme s'il s'agissaitradical de « nous agissons »
agacerce qui agaçaitle ç est obligatoire devant le a
éblouirles bâtisses nous éblouissaientle sujet est « les bâtisses », donc -aient
voguerle navire voguaitle u de gu reste, même devant le a
commencerles vacances commençaientle ç est obligatoire devant le a

Douze verbes, douze fois la même terminaison — et pourtant quatre pièges d'orthographe, tous dans le radical : protégeait, agaçait, voguait, commençaient. La leçon suivante est faite pour eux. ⚠️ Et un piège de grammaire, deux fois : le sujet « ce qui » est un singulier (« ce qui nous poussait », « ce qui agaçait ») — même la seconde fois, où il suit un pluriel.

Mon avis en quelques lignes — « Écrire la nature » : je donne mon avis sur la beauté d'une région que j'ai visitée enfant
اكتب فقرة قصيرة تُبدي فيها رأيك في جمال منطقةٍ زرتَها في طفولتك، موظّفا الماضي الناقص. ثمّ افتح النموذج وقارن — لا تنسخه.

« Écrire la nature » est l'initiative lancée par ton établissement pour présenter les plus beaux paysages de ton pays. Dans un court paragraphe, donne ton avis sur la beauté d'une région que tu as visitée enfant, en utilisant l'imparfait de l'indicatif. Écris tes quelques lignes sur ton cahier avant d'ouvrir le modèle — ce n'est pas une correction, c'est un point de comparaison.

Un exemple de production possible

Enfant, je montais toujours au sommet de la même dune, et j'y attendais la même chose. En bas, la vallée s'ouvrait ; les crêtes de sable semblaient se resserrer autour d'elle comme des vagues qui n'avançaient plus. Le ciel devenait pourpre, et cette couleur-là paraissait descendre jusque dans le creux des dunes. Rien ne se passait, et c'était précisément ce qui était beau : tout durait. Je crois que c'est pour cette lenteur qu'il faut y aller.

Compte les verbes du modèle : montais, attendais, s'ouvrait, semblaient, avançaient, devenait, paraissait, se passait, était, durait — dix verbes, un seul temps. C'est ce qui donne au paragraphe son unité. Et regarde la dernière phrase : elle change de temps (« je crois », « il faut »). C'est normal — le souvenir est à l'imparfait, mais l'avis, lui, est au présent.

Au BEM, l'imparfait ne tombe jamais sous forme de leçon récitée : il tombe parmi les questions de la Compréhension de l'écrit, sous les trois formes que tu viens de pratiquer — ① « relève les verbes et indique leur temps », ② « mets les verbes entre parenthèses à l'imparfait », ③ « réécris le passage en remplaçant je par nous » (ou l'inverse). Aie donc trois choses prêtes : les six terminaisons dans l'ordre, valables pour tous les groupes ; le radical se prend sur « nous » au présent, moins le « -ons » ; et quand la personne change, les possessifs et les pronoms changent avec elle. ⛔ L'erreur qui coûte le plus de points, chaque année : oublier le i de « nous étudiions », « vous criiez » — le i du radical et le i de la terminaison s'écrivent tous les deux, même si on n'en entend qu'un.
L'imparfait de l'indicatif raconte un fait déjà passé qui peut encore durer — c'est ce mot, durer, qui le définit. Il sert à décrire, à dire une habitude, ou à poser le décor d'une action qui, elle, surgira dans un autre temps. Ses terminaisons — -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient — sont les mêmes pour tous les verbes de la langue, sans exception : la seule difficulté est le radical, qu'on lit toujours dans le verbe conjugué avec « nous » au présent, « être » excepté. Pour ton blog touristique, c'est le temps du souvenir et du paysage : celui qui permet de faire durer sous les yeux du lecteur ce que tu as vu une seule fois.

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