Projet 2 — ÉLABORER UN DÉPLIANT EN FAVEUR DU « VIVRE ENSEMBLE EN PAIX » › Outils de la langue
Les verbes de parole
- التعرّف على أفعال القول (les verbes de parole) في نصٍّ حواريّ، وتمييزها من سائر الأفعال
- اختيار الفعل الذي يُفيد نوع الجملة، أو شدّة الصوت، أو نيّة المتكلّم، أو انفعاله
- وضع فعل القول في مواضعه الثلاثة، مع قلب الفاعل حين يلزم
- كتابة حوارٍ تُدافع فيه عن رأيك دون أن تكرّر الفعل dire
- علامات الحوار في الفرنسيّة : الشرطة، والنقطتان، والمزدوجتان
- التمييز بين الجملة الأصليّة والجملة الفرعيّة المكمّلة، وبين الأمر والاستفهام والتعجّب
- الفاعل ومواضعه في الجملة، لأنّ فعل القول يقلبه
J'observe et j'analyse
Dès que je pouvais, je faisais de petits boulots pour avoir un peu d'argent en plus. Une fois j'ai travaillé sur un marché de tabac. J'attendais dans une allée l'arrivée du camion qu'on devait décharger quand un petit garçon me toucha la jambe et me dit : « Excusez-moi, je voudrais passer. » Je me poussai un peu. Le père gifla son fils et lui cria : « Ne demande plus jamais pardon à un nègre ! » Il ordonna à son fils de me frapper. Alors celui-ci me donna un coup de pied dans le tibia. Il se remit en marche et se retourna avec un regard triste, comme s'il s'en voulait. — Leon Walter Tillage, « Léon », Neuf de l'école des loisirs
1. Quel est le sujet abordé dans ce texte ?1. Quel est le sujet abordé dans ce texte ?ما الموضوع الذي يتناوله هذا النصّ ؟
Le racisme — et le texte ne l'écrit jamais. Il le montre, par une scène de quelques lignes : un enfant demande poliment de passer, son père le gifle pour l'avoir fait, puis lui ordonne de frapper l'homme qui s'est poussé. ⭐ Note la dernière phrase, qui est la plus importante du texte : l'enfant « se retourna avec un regard triste, comme s'il s'en voulait ». Le racisme n'est pas dans l'enfant : il vient de lui être appris, sous la contrainte, en une minute.
2. Relève les verbes qui rapportent des paroles.2. Relève les verbes qui rapportent des paroles.استخرج الأفعال التي نُقلت بها الأقوال.
| Le verbe | Les paroles qu'il introduit |
|---|---|
| me dit | « Excusez-moi, je voudrais passer. » |
| lui cria | « Ne demande plus jamais pardon à un nègre ! » |
| ordonna | à son fils de me frapper |
Trois verbes seulement, sur la vingtaine que compte le texte. Tous les autres — pouvais, faisais, attendais, toucha, gifla, donna — racontent des actions ; ceux-là rapportent des paroles. ⚠️ Repère aussi ce qui accompagne les deux premiers : deux points puis des guillemets. Ce sont les marques du dialogue, et elles annoncent que les mots vont être répétés exactement comme ils ont été prononcés.
3. À quoi servent ces trois verbes ? Pourrait-on les remplacer tous les trois par « dire » ?3. À quoi servent ces trois verbes ? Pourrait-on les remplacer tous les trois par « dire » ?ما وظيفة هذه الأفعال الثلاثة ؟ وهل يمكن تعويضها كلّها بالفعل dire ؟
| Le verbe | Ce qu'il apprend au lecteur, en plus des paroles |
|---|---|
| dit | rien — c'est le verbe neutre, il se contente d'introduire |
| cria | l'intensité de la voix : le père a hurlé, et devant tout un marché |
| ordonna | le type de phrase : ce n'était pas une demande, c'était un ordre auquel l'enfant ne pouvait pas se soustraire |
On pourrait les remplacer par « dire » — la phrase resterait correcte. Mais fais l'essai : « Le père dit à son fils : Ne demande plus jamais pardon. » La scène devient calme, presque raisonnable. Or elle ne l'était pas. ⟹ Le verbe de parole ne sert pas seulement à introduire : il raconte. Choisir « cria » plutôt que « dit », c'est déjà donner son point de vue sur la scène — sans l'écrire nulle part.
| L'information donnée | Les verbes qui la portent |
|---|---|
| le type de phrase | demander, questionner, interroger, s'exclamer, ordonner… |
| l'intensité de la voix | s'écrier, hurler, chuchoter, murmurer… |
| l'intention du locuteur | admettre, acquiescer, approuver, protester, prétendre, affirmer… |
| l'émotion | gémir, crier, implorer, se lamenter… |
| Sa place | Ce qu'il faut écrire | Exemple |
|---|---|---|
| avant les paroles | il est suivi de deux points | Elle s'exclame : « Oh ! je suis contre le racisme ! » |
| au milieu des paroles | le sujet passe derrière le verbe, entre virgules | « Oh ! s'exclame-t-elle, je suis contre le racisme ! » |
| après les paroles | le sujet passe derrière le verbe | « Oh ! je suis contre le racisme ! » s'exclame-t-elle. |
Je vérifie
a. Un verbe de parole ne sert qu'à introduire des paroles, il n'apporte aucune autre information. b. Quand le verbe de parole est placé après les paroles, le sujet passe derrière lui. c. Le discours indirect emploie les guillemets, comme le discours direct.
Les trois réponses, et pourquoiLes trois réponses, et pourquoi
| Réponse | Pourquoi | |
|---|---|---|
| a | Faux | Il renseigne aussi sur le type de phrase, l'intensité de la voix, l'intention et l'émotion. Compare « le père dit » et « le père cria » : les paroles n'ont pas changé, la scène si. |
| b | Vrai | C'est l'inversion du sujet, et elle vaut aussi quand le verbe est au milieu : « Oh ! s'exclame-t-elle, je suis contre le racisme ! » Seule la place « avant les paroles » garde l'ordre habituel. |
| c | Faux | Le discours indirect ne porte aucune marque du dialogue. Les paroles y deviennent une subordonnée : « Le père répond que le racisme doit être combattu. » |
Je m'entraîne
Les verbes à employer : menacer, reconnaître, crier, protester, admettre. a. « Non, ce n'est pas moi ! » dit l'accusé. b. Ma mère nous dit : « Mais acceptez que les autres ne pensent pas comme vous ! » c. Le professeur dit : « Il se pourrait que je me sois trompé. » d. « Déguerpissez immédiatement ou j'appelle la police », dit la jeune femme. e. « Oui, vous avez raison », dit le policier.
Corrigé de l'exercice 1Corrigé de l'exercice 1
| Le verbe attendu | Ce qui l'imposait dans les paroles | |
|---|---|---|
| a | protesta l'accusé | « Non, ce n'est pas moi ! » — il refuse une accusation : c'est une protestation |
| b | Ma mère nous cria : | « Mais acceptez… ! » — le « mais » et le point d'exclamation : la voix monte |
| c | Le professeur reconnut : | « Il se pourrait que je me sois trompé » — il admet une erreur qui est la sienne |
| d | menaça la jeune femme | « ou j'appelle la police » — elle annonce ce qui arrivera si l'on n'obéit pas |
| e | admit le policier | « Oui, vous avez raison » — il accorde à l'autre qu'il a raison |
⚠️ Deux de ces verbes, reconnaître et admettre, sont très proches, et l'on hésite légitimement. Le partage le plus sûr est celui-ci : on reconnaît son propre tort, on admet que l'autre a raison. En c, le professeur parle de lui ; en e, le policier parle de son interlocuteur. ⟹ Et note le geste que tu viens de faire cinq fois : tu as lu les paroles avant de choisir le verbe. C'est toujours dans ce sens-là qu'il faut travailler — les paroles commandent, le verbe suit.
a. Le ministre (nie ou souhaite ou annonce) : « La journée mondiale du vivre-ensemble sera célébrée le 16 mai de chaque année. » b. Le commissaire de police (ordonne ou murmure ou avoue) que l'on retrouve immédiatement la personne qui a proféré des paroles racistes. c. Le professeur (promet ou conseille ou marmonne) à ses élèves de s'accepter malgré leurs différences. d. Le jeune homme, plein de remords, (reconnaît ou grogne ou hurle) devant le tribunal qu'il a eu tort d'insulter un touriste africain. e. Nadia (murmure ou crie ou avoue) dans l'oreille de son amie : « Je n'aime pas les personnes racistes. »
Corrigé de l'exercice 2Corrigé de l'exercice 2
| Le verbe attendu | Le mot de la phrase qui le décidait | |
|---|---|---|
| a | annonce | il rend publique une décision nouvelle : c'est une annonce, pas une négation ni un souhait |
| b | ordonne | « immédiatement » — et un commissaire donne des ordres. Le subjonctif « que l'on retrouve » le confirme |
| c | conseille | un professeur qui dit à ses élèves de s'accepter donne un conseil ; il ne promet rien et ne marmonne pas |
| d | reconnaît | « plein de remords » — celui qui a des remords reconnaît son tort |
| e | murmure | « dans l'oreille de son amie » — on ne crie pas dans une oreille |
Regarde ce qui t'a guidé à chaque ligne : ce n'était pas le sens général de la phrase, c'était un mot précis — « immédiatement », « plein de remords », « dans l'oreille ». Le manuel appelle cela le contexte, et il tient toujours dans deux ou trois mots. ⟹ Quand tu choisis un verbe de parole, cherche d'abord le mot qui décrit la situation. Le verbe doit être d'accord avec lui.
Emploie chacun de ces verbes de parole dans une phrase de ton invention, en variant les trois places : avant, au milieu, après les paroles. déclarer · demander · murmurer · proposer · promettre
Corrigé de l'exercice 3Corrigé de l'exercice 3
| Le verbe | Une phrase possible | La place du verbe |
|---|---|---|
| déclarer | Le président du club déclara : « Nos portes sont ouvertes à tout le monde. » | avant, suivi de deux points |
| demander | « Puis-je m'asseoir à côté de toi ? » demanda le nouvel élève. | après, avec inversion du sujet |
| murmurer | « Ne réponds pas, murmura-t-elle, il ne sait pas ce qu'il dit. » | au milieu, avec inversion et deux virgules |
| proposer | Karim proposa : « Et si nous faisions ce dépliant ensemble ? » | avant, suivi de deux points |
| promettre | « Je ne recommencerai plus », promit l'enfant. | après, avec inversion du sujet |
Tes phrases n'ont pas à ressembler à celles-ci. Vérifie seulement trois choses sur ce que tu as écrit : ① les paroles sont-elles entre guillemets ou après un tiret ? ② as-tu mis les deux points quand le verbe est placé avant ? ③ as-tu inversé le sujet quand le verbe est au milieu ou après ? ⚠️ Attention au petit t de liaison : on écrit « murmura-t-elle », « demanda-t-il », parce que deux voyelles ne peuvent pas se suivre. Mais on écrit « dit-il », « répond-elle », sans ce t — le verbe se termine déjà par un t ou un d.
Mon avis en quelques lignes — je prends part au dialogue de la classe sur le racismeMon avis en quelques lignes — je prends part au dialogue de la classe sur le racismeشارك في حوار القسم حول العنصريّة، وأقنع أصدقاءك بأهميّة قبول الآخر واحترامه، منوّعا أفعال القول. ثمّ افتح النموذج وقارن — لا تنسخه.
Après la lecture d'un texte sur le racisme, chacun de tes camarades donne son avis sur ce sentiment négatif. Tu prends part à ce dialogue pour convaincre tes amis de l'importance d'accepter et de respecter les autres. ⚠️ Une seule contrainte, et elle est difficile : tu n'as pas le droit d'employer le verbe « dire ». Écris ton dialogue sur ton cahier avant d'ouvrir le modèle.
— Ce texte m'a mise mal à l'aise, avoua Meriem. Cet enfant n'avait rien fait de mal. — Il avait même été poli, protesta Karim. C'est bien pour cela qu'on l'a giflé. — Alors le racisme s'apprend ? demanda quelqu'un au fond de la classe. — Je crois qu'il s'apprend, oui, répondis-je, et c'est justement ce qui devrait nous rassurer : ce qui s'apprend peut se désapprendre. Regardez la dernière phrase du texte : l'enfant se retourne avec un regard triste, comme s'il s'en voulait. Il n'était pas d'accord avec son père. — Alors commençons par nous écouter, proposa Meriem. — Nous ferons ce dépliant ensemble, promit Karim, et nous l'afficherons dans le couloir.
Compte les verbes de parole du modèle : avoua, protesta, demanda, répondis, proposa, promit — six verbes, six informations différentes, et pas un seul « dit ». ⭐ Et regarde ce que chacun apprend au lecteur sans que le texte l'écrive : « avoua » dit la gêne, « protesta » dit l'indignation, « demanda » ouvre une question, « proposa » et « promit » disent que le dialogue a abouti à quelque chose. Le dialogue raconte ce qui se dit ; les verbes de parole racontent ce qui se passe.
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